Capital Critics' Circle
Le cercle des critiques de la capitale

Reviewing Theatre in Canada's Capital Region
La critique théâtrale de la région Ottawa-Gatineau

Testament, d’après le roman de Vickie Gendreau, adaptation et mise en scène d’Anne-Marie Ouillet

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En juin dernier, au  Centre des Arts d’Ottawa, Marie Brassard a monté un spectacle  à partir des textes de Nelly Arcan, une jeune écrivaine qui s’est suicidée à trente-six ans, à Montréal:  La Fureur de ce que je pense d’après son roman(voir l’article de Jane Baldwin http://capitalcriticscircle.com/?s=Nelly+Arcan),  premier jalon théâtral de la création auto-fictionnelle cette année, puisque l’école de théâtre de l’Université d’Ottawa  poursuit une expérience semblable. (Continue reading » )

Koffi Kwahulé: Lauréat du Grand Prix de Littérature Dramatique 2017

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Nous sommes heureux de vous annoncer que Koffi Kwahulé est lauréat du TheatGrand Prix de Littérature Dramatique 2017 (ARTCENA) pour sa pièce L’Odeur des arbres aux Editions Théâtrales.
https://www.editionstheatrales.fr/auteurs/koffi-kwahule-73.htmlhttps://koffikwahule.jimdo.com/l-odeur-des-arbres/

Molière dans le parc » : Le Fâcheux théâtre impose son style et amuse le public de tous âges. !

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Sasha Dominique (le Docteur), Sylvain Sabatié (le Barbouillé).    Photos:  © Martin Cadieux

Sylvain Sabatié et toute son équipe de professionnels bien connus dans la région nous plongent dans un des moments les plus marquants de l’histoire théâtrale française : la rencontre entre Molière et les comédiens italiens  avant même que Scaramouche et la commedia dell’ arte trouvent  leur place à la cour de France. Les Italiens avaient  déjà  laissé des traces importantes sur le jeu de Molière en Europe,  lorsqu’ils jouaient sur la place publique. Ce modèle du jeu  grotesque et vulgaire, l’essence même du théâtre populaire, du théâtre de la foire et tout ce qu’il y avait de plus divertissant et  attirant des spectacles de la rue (Continue reading » )

887 : Memory and history coincide in Lepage’s intimate portrait of Quebec! A Winner!!

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http://littquebecoise.weebly.com/speak-white-de-michegravele-lalonde.html

Michèle lalonde reads her poem Speak White in 1970 …scrole down on the Quebec site.

Lets begin at the end! Alone on a darkened stage as the lights are dimming, Robert Lepage reaches the end of his emotional journey into the past. What am I doing here he asks us in his own voice? I have been asked to “remember”, but “remember what?” and his tone becomes angrier and more aggressive and he roars out a thunderous interpretation of Michele Lalonde’s unforgettable anticolonial poem Speak White. The play ends on this rousing high note but the evening’s journey has been full of personal and collective memories that Lepage has gathered together in a most intimate moment with the audience. That ending was hair-raising and even unexpected, because Lepage usually avoids political discussions so one wonders how he really locates himself in relation to this strong statement given Lepage’s career on the international stage, moving from one country to another as his works evolves according to his vision of theatrical process which imiposes constant changes on the event.

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Les Reines de Normand Chaurette: on retient surtout le merveilleux travail des comédiennes.

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Un décor gris de désolation  balayé par un vent ronflant qui glace le sang… On entend la tempête qui fait rage, et des lambeaux de tissus, pendus sur un alignement de châssis peints, laissent deviner de fantomatiques créatures, rongées par le désir le plus viscéral du pouvoir. Les six figures féminines font leur apparition et nous projettent aussitôt dans un paysage mental inquiétant. Une création efficace, vu la difficulté du texte, et l’expérience limitée de ces jeunes actrices, inscrites au programme de formation  théâtrale à l’Université d’Ottawa. (Continue reading » )

The Projet Turandot by Marc LeMyre: Théâtre du Tremplin’s production raises a lot of questions.

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Turandot2300_8483  Photo. Martin Cadieux.

The play, written by the Toronto based author Marc LeMyre and directed by Benoit Roy who is the current director of the Théâtre Tremplin in Ottawa, was  loosely inspired by Carlo Gozzi’s fable (Turandotte – 1762). Puccini’s opera was adapted from Gozzi’s version about the cruel Chinese princess, who beheads her suitors to avenge herself on men for killing an ancestor but actually the legend of Turandot has nothing to do with China. It was originally Persian. As for the Théâtre Tremplin, it is one of the rare Francophone community theatres in the Ottawa area, based in Ottawa east. It is a training ground for francophones who later move on to become involved in the established professional franco-ontarian companies in the area. They usually invite a well-known director from outside the company and their work has been extremely good in the past.

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Mary Prince

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mary_prince_serieuse_bis (1)Mary Prince
Mise en scène d’Alex Descas
Interprétation de Souria Adèle
Traduction et adaptation d’Emma Sudour et Souria Adèle.

Le paradoxe de ce monologue intense entre deux acteurs caractérise cette production de Mary Prince, le récit d’une femme esclave, originaire des îles anglophones de la Caraibe qui raconte la lutte pour son émancipation à partir du moment où elle arrive en Angleterre. Premièrement, il y a Souria Adèle, la comédienne qui incarne Mary Prince. Son jeu nous fait oublier le personnage comique créé par Mme Adèle (Marie-Thérèse dans Négresse de France) la femme flamboyante « au gros bonda » qui faisait rire les salles entières à Avignon. Mary Prince partage la scène avec le metteur en scène l’acteur Alex Descas (sa première mise en scène d’ailleurs) pour transformer cette rencontre avec la comédienne en véritable dialogue d’acteurs qui trahit un échange chargé d’émotion sur la manière de capter ce personnage, sans nous faire patauger dans le misére pathétique. Mary Prince est, après tout, une femme très forte et la comédienne saisit cette force tout en insistant sur un jeu intériorisé, un ton sobre et un corps presque effacé. Dans cette ambiance de lecture extrêmement raffinée, Mary Prince s’épanouit lentement, doucement et avec beaucoup de pudeur puisque le metteur en scène a pu se se mettre dans la peau de cette esclave qui aborde le récit de sa vie dans tous les détails les plus douloureux les plus honteux, les plus intimes . (Continue reading » )

La petite poule d’eau (The Little Water Hen). Strong Community Theatre Adaptation of the Novel by Gabrielle Roy .

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This adaptation for the stage by Irène  Mahé and Claude Dorge, from the  novel by Gabrielle Roy, was first performed by the  Circle Molière in Saint Boniface in 1992.  It was then mounted at the Théâtre du Nouvel Ontario  in Sudbury. The story of the poor Tousignant family living on an isolated island on  the Petite Poule d’Eau River  takes place in 1937. Gabrielle Roy who then went on to write The Tin Flute (Bonheur d’occasion) became one of the important Francophone writers of her era. Here, her novel  has  captured  many apsects of the  life of the  French Canadians living in the Manitoba wilderness and it is clear that this stage version has retained much of the legendary perhaps even stereotypical quality of that life.

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Des Femmes de Wajdi Mouawad: Pas Encore la Grande Oeuvre Espérée

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Festival d’Avignon 2011

Des Femmes texte et mise en scène de Wajdi Mouwad, d’après Les Trachiniennes, Antigone et Electre de Sophocle, traduction de Robert Davreau.

Des Femmes était déjà, bien avant son arrivée à la Carrière de Boulbon,  au centre des controverses  artistiques et morales. La presse a traité la question; nous préférons  donc ne pas l’aborder ici. Cantat n’était pas à Avignon en personne  mais nous avons entendu ses chants et  ses récitations enregistrées, accompagnés par ses musiciens en scène et nous avons compris immédiatement les raisons du choix de  Mouawad: cette voix d’outre-tombe, sortie d’un monde archaïque,  a capté les hurlements des dieux, les pulsations de la terre, les rugissements des créatures mythiques.

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Congre et Homard. Avignon OFF .

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La pièce a vu le jour après un processus intéressant que nous avons pu suivre de la Guadeloupe  jusqu’en Avignon.  Congre et Homard, a d’abord été présenté dans une mise en lecture en Guadeloupe il y a deux ans, et a pu se réaliser grâce à l’appui de   Textes en paroles, association guadeloupéenne qui œuvre à la promotion des écritures dramatiques de la Caraïbe soumises à la sélection d’ un jury international.

L’auteur Gael Octavia est martiniquaise; et les deux protagonistes sont joués par des Guadeloupéens Joel Jernider, et Dominik  Bernard. Sans entrer dans des commentaires historiques, il faut souligner  cette collaboration  qui  signifie un renouveau important du regard théâtral et une  ouverture importante du milieu vers toute la région de la Caraibe et des Amériques.

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