Capital Critics' Circle
Le cercle des critiques de la capitale

Reviewing Theatre in Canada's Capital Region
La critique théâtrale de la région Ottawa-Gatineau

Évènement au Quat’Sous: À te regarder, ils s’habitueront.

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Un évènement inédit

Fébriles, la vingtaine d’artistes et d’artisans d’À te regarder, ils s’habitueront se préparent à prendre d’assaut la petite scène du Quat’Sous! Du 5 au 30 septembre, ils vous convient à un grand happening théâtral aux horizons multiples.

Quelle parole nous distingue, nous rassemble? Qui sommes-nous, qui sont les autres? Face à ces interrogations, les instiguateurs du projet Olivier Kemeid et Mani Soleymanlou ont ressenti un sentiment d’urgence, une envie de bousculer les idées reçues et d’interroger notre histoire. Ils vous partagent leur questionnement dans cet article de La Presse.

Pour ce vaste projet inclusif et rassembleur, ils ont donc convié six metteurs en scène à explorer, avec leurs acteurs, la question dite «de la diversité». Ces six inspirants créateurs vous parlent plus de leur inspiration et leur démarche dans cet article du Devoir.

Vous pouvez voir toute la troupe en plein travail dans de magnifiques photos signées Jérémie Battaglia, juste ici.

→ Plusieurs soirs affichent déjà complet, il reste de bons billets pour les représentations du 5 et 6 septembre, au tarif prévente de 26$.

 

Festival TransAmérique: Go Down Moses de Romeo Castellucci, un parabole énigmatique de la civilisation humaine.

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Photo: courtesy of the Festival TransAmérique

Go Down Moses, écrit, conçu et mis en scène par Roméo Castellucci. Une production de la Sociètas Raffaello Sanzio.

Toujours attiré par les textes fondateurs de la civilisation judéo-chrétienne, Castellucci a choisi le prophète Moïse, figure centrale de l’Ancien Testament, pour donner l’impulsion créatrice à sa réflexion sur les diverses manières d’appréhender les rapports entre les êtres humains.

Associée à la libération des opprimés, qu’ils soient des esclaves juifs en Égypte à l’époque biblique ou des esclaves africains dans le nouveau monde (la source, célèbre negro-spiritual etats-unien, est mise en évidence dans le titre), la figure de Moïse ouvre toutes les possibilités culturelles, historiques, religieuses, philosophiques et iconographiques pour structurer un événement dans un espace libéré de la matérialité contraignante de la scène. Ainsi, on dirait qu’il souhaite rassembler un bilan des activités culturelles en s’ouvrant à toutes les époques et toutes les formes de création: la culture populaire, des récits télévisuels, des enquêtes policières, des aventures spaciales, une intermédialité cinéma-théâtre, et même des origines de la tragédie grecque (Eschyle) dont l’Orestea, una commedia organica, présenté par Castellucci au FTA en 1997, était déjà l’exemple le plus troublant.

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Festival TransAmérique – the Italian shows: Reality and Ce ne andiamo per non darvi altre preoccupazioni

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Photo: Reality by Silvia Gelli.  Guest reviewer Martin Morrow (Globe and Mail, CBC )

Produced by A.D.Written, directed and performed by Daria Deflorian and Antonio Tagliarini.  Presented by Festival TransAmériques

The morning after seeing Reality and Ce ne andiamo per non darvi altre preoccupazioni, two works by Italy’s Daria Deflorian and Antonio Tagliarini at this year’s Festival TransAmériques in Montreal, I bumped into the festival’s artistic director, Martin Faucher, at the popular Pikolo espresso bar near Place des Arts.

As we waited for our coffees, we shared our similar thoughts on the two shows – how they were full of warmth and intimacy, and enticing in their apparent lack of artifice and their direct engagement with the audience. I called them post-theatre. Faucher, perhaps more accurately, referred to them as post-Pirandellian. After all, Deflorian and Tagliarini go beyond their great Italian forerunner, Luigi Pirandello, in turning the creative process into the play itself.

Reality begins with Deflorian and Tagliarini taking turns trying to act out the death by heart attack of an elderly woman on the street – each absurd attempt showing just how difficult it is to pin down that elusive quality, “realism.” And the woman whose demise they are trying to imagine is Janina Turek, a prolific diarist from Krakow, Poland, who had a magnificent obsession with the real.

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Variations pour une déchéance annoncée, d’après La Cerisaie d’Anton Tchekhov: une recherche qui n’est pas encore aboutie.

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768450Cette réécriture  de la célèbre et dernière pièce d’Anton Tchekhov , réalisée par Angela Konrad, se perd dans les subtilités de niveaux de lecture : La Cerisaie est ici replacée dans le cadre d’un spectacle télévisuel, mené par un animateur-vedette qui reçoit les personnages  du  drame joués par une troupe de comédiens. 
Chacun des niveaux de mise en abyme caractérisent cette adaptation qui nous éloigne de  la pièce. Les acteurs de la troupe  en évoquent  la problématique, lors d’un entretien devant la caméra: un monde s’écroule, la cerisaie va être vendue, et la ruine les menace tous.  
On est touché par la présence onirique du petit garçon de  Lioubov Andréevna qui pleure la mort de son fils qui erre dans un espace de rêve. La belle Dominique Quesnel, en manteau de fourrure, incarnation d’une vedette mythique de cinéma, se précipite sur le plateau, nous parle du sort de la cerisaie, et évoque  la disparition tragique de son fils qui la hante.

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Tartuffe: Evil incarnate unleashes a chilling message to the world.

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Photo: Courtesy of the  Schaubuhne  Berlin.

One of the most hated creations of the Classical French stage is the impostor Tartuffe, the false confessor, the spiritual guide, presented to us by the image of a gesticulating fanatic in a long black swirling dress and huge white collar, evoking Mme Pernelle, a Jansenist priest and a roaring Goebbels-like creature haranguing the audience about the qualities of this saintly man but using the vocal tones and gestures of a creature leading a Hitler rally . Exploding on Olaf Altman’s set  like a fiery fanatic in bristling punky hair, this creature sets up the past life of Tartuffe and prepares us for the seduction and Christian martyr scenario that follows. Tartuffe arrives, dragging himself into the world like a tortured soul, seeking the most horrible vengeance , spouting hate and destruction from all his orifices. The die is cast, and the worst is yet to come. In this version, all is played out in waves of highly charged physicality. Director Michael Thalheimer , by transforming the family confessor into a sincere fanatic who never tries to disguise his tendencies, has created a creature that is more cruel, more relentless and certainly more dangerous than he ever was in the traditional version of the play. True power is played out within rituals that highlight sexuality, as Jean Genet has always shown us and this German production emphasizes that fact. The urgency of this political message is very clear. Molière has finally entered into the 21st Century, much to the delight of the younger members of the audience.

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Bilingual Critics’ Panel in Montreal for the Festival TransAmérique : Tartuffe

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Die Schauspieler Lars Eidinger (Tartuffe) und Regine Zimmermann (Elmire) saßen bei der Fotoprobe des Theaterstücks "Tartuffe" am 17.Dezember 2013 auf der Bühne der Schaubühne am Lehniner Platz in Berlin. © dpa

 

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Die Schauspieler Ingo Hülsmann (Organ – l) und Lars Eidinger (Tartuffe) saßen bei der Fotoprobe des Theaterstücks "Tartuffe" am 17.Dezember 2013 auf der Bühne der Schaubühne am Lehniner Platz in Berlin.

Martin Morrow writes to the CTCA

Dear CTCA members,

It’s a rare occasion when members of both the Canadian Theatre Critics Association and our sister (brother?) organization, the Association Quebecoise des Critiques de Theatre, get to meet and debate. It’s happening this month, courtesy of Montreal’s Festival TransAmeriques, which is hosting a joint critics’ panel on Saturday, May 23 at 5 p.m. EST.

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Phèdre de Jérémie Niel: Une lecture jeune et fiévreuse qui remonte au passé pour cerner le présent.

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Marie Brassard, Benoît Lachambre, Emmanuel Schwartz

Photo. Alexandre de Bellefeuille

Cette interprétation de Phèdre, sombre et inquiétante, évoque un monde de dieux cruels qui interviennent directement contre les trois protagonistes qui incarnent les pulsions pures, manifestations des forces d’origine de l’humanité. L’œuvre s’inspire de Sénèque (Hippolyte) et surtout de Racine (Phèdre). Cette version commence par Thésée (Benoit Lachambre) qui pleure la mort de son fils Hippolyte et de sa femme Phèdre, dont les cadavres gisent à ses pieds. La suite devient un retour en arrière cauchemardesque, orchestré par le Coryphée (Mani Soleymanlou). Assis dans la salle, il remonte à la scène, regarde l’espace du jeu un peu perplexe, consulte les textes jonchant le sol pour organiser la sélection des extraits et donne des indications d’éclairage aux techniciens. Cette impression de mise en abyme donne au personnage du coryphée une fonction peu habituelle. Il est celui qui gère le spectacle, parlant à peine mais il est aussi celui qui invite les protagonistes mythiques sur scène, des figures à mi-chemin entre le visible et l’invisible, propulsées par des sonorités vrombissantes et la respiration terrifiante des dieux qui surveillent chacun de leurs gestes. Le concepteur et metteur en scène Jérémie Niel a éliminé les confidents ainsi que la princesse Aricie pour ne garder que les trois figures essentielles de la catharsis, celles qui doivent toucher les spectateurs et les transformer par la pitié et la frayeur. Le jeu commence bien!

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Nella Tempesta:Theatre that explores political expression at the TransAmérique in Montréal.

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Photo: Festival TransAmérique

The Motus theatre was founded in 1991 by Enrico Casagrande and Daniela Nicolò Francesconi in the Italian town of Rimini. It took them only five years to achieve international recognition and to earn the name of the Romagna felix of experimental theatre for their innovative approach to theatre. Consisting of big projects encompassing a few shows each, Enrico Casagrande describes it as a form of theatre that aims to be an instrument of investigation, knowledge and action.

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