Théâtre français

Cap Excellence en Théâtre présente “Circulez”

News from Capital Critics Circle

Photo: Scarlett Jesus, mai 2017, Festival Cap Excellence.
Circulez avec Joel Jernidier

 

 « Circulez ! »,   ou comment une stratégie d’évitement permet de résister à l’autorité.

de Scarlett Jesus

Jeudi 11 mai, à la salle Tarer de Pointe-à-Pitre, la Martinique était à l’honneur avec « Wopso », une pièce de Marius Gottin, mise en scène par José Exelis et interprétée par deux acteurs de talents Emile Pelty et Charly Larandy. Fulbert et Auguste ne se connaissent pas. Ils sont vieux et terriblement seuls, traînant avec leurs valises un passé qui leur remonte à la gorge, tels des hoquets. Wopso ! (more…)

Cap Excellence : Quand la scène théâtrale tend un miroir à la société.

News from Capital Critics Circle

Succédant à ce qui fut le Festival des Abymes, Guadeloupe, la 6ème édition de Cap Excellence théâtre, organisée à l’initiative de la communauté des trois communes Abymes, Baie-Mahaut et Pointe-à-Pitre, propose du 09 au 14 mai 2017 un programme autour du thème « La quête du mieux-être ».
L’observation de la programmation semble révélatrice de certains choix.
On constate, en premier lieu, une diversité liée à l’origine différente des compagnies (de Guadeloupe, de Martinique, de France et de Côte d’Ivoire). Une autre diversité est celle des lieux de représentations, situés dans différentes salles et établissements scolaires des trois communes. Ajoutons à cela une diversité évidente de formes, le festival proposant des représentations, des lectures, une déambulation et de nombreux ateliers pédagogiques. (more…)

“La fureur de ce que je pense” is a dazzling excursion into the work of Nelly Arcan.

News from Capital Critics Circle

photos from the productionbased on the work of writer Nelly Arcan with

LA FUREUR DE CE QUE JE PENSE. Coming to the NAC French Theatre
May 24–27 at 7:30 p.m., NAC Theatre
“I’m looking forward to the pleasure of seeing La fureur de ce que je pense, the joint creation by Marie Brassard and Sophie Cadieux inspired by the life and work of Nelly Arcan …. Her outspoken views (about the body, female identity, death) will be delivered by seven performers, in seven chants that will doubtless resonate like so many heartfelt laments.” – Valérie Lessard, Le Droit (Transl.)

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THE ENFANCE-JEUNESSE SERIES SHINES LIKE A BEACON!

News from Capital Critics Circle

 Children’s shows announced at the  NAC French  2017-18 season.

“Let’s embrace this beacon–theatre, this vibrant life,
these eager and sensitive souls who forge courageously ahead,
who defy history in order to reinvent it, who paint with mud or talk to the birds,
when they’re not conversing with a barking egg.
So that the light flickering deep within, at the core of the treasure that is childhood,
may shine out and illuminate our world.”
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LE THÉÂTRE FRANÇAIS DU CENTRE NATIONAL DES ARTS DÉVOILE SA PROGRAMMATION 2017-2018

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Que cette nouvelle saison vous illumine !

Brigitte Haentjen entame sa troisième  saison….

Le 26 avril 2017 – OTTAWA – Brigitte Haentjens, directrice artistique du Théâtre français du CNA récemment lauréate du Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle, nous invite à découvrir des créations puissantes et lumineuses, autant poétiques que politiques, conçues dans une pluralité de formes par des artistes qui interpellent, chamboulent, éveillent… Des créateurs de notre temps qui mettent le présent au cœur de leur démarche. Des rêveurs lucides qui ont foi dans le théâtre en tant qu’art vivant. Des réveilleurs allumés qui transforment le théâtre en véritable lieu des apparitions.

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La Résistible Ascension d’Arturo UI, à la Comédie française

News from Capital Critics Circle

La Résistible Ascension d’Arturo Ui, de Bertolt Brecht. Mise en scène de Katharina Thalbach. Comédie-Française, Place Colette, Paris 1er, à 20 h 30, en alternance. Jusqu’au 30 juin. Tél. : 01 44 58 15 15.

En décidant de faire entrer la Résistible Ascension d’Arturo Ui au répertoire de la Comédie-Française, Éric Ruf se doutait-il que les représentations commenceraient à peine un mois avant les élections présidentielles qui voient la menace de ce que dénonce Brecht (la peste brune) se faire de plus en plus précise ? Si hasard il y a, il est forcément objectif ! La pièce écrite par Brecht en 1941 faisait directement référence au nazisme qui l’avait contraint à s’exiler, en Finlande d’abord où il rédigea son texte en trois semaines, aux États-Unis ensuite. La fable qu’il invente décalque très exactement les faits et gestes qui menèrent Hitler et ses sbires au pouvoir……

Voir  www.facebook.com/capitalcriticscircle  pour la suite ou consulter Les Lettres françaises ou madinin-art.net.

Jean-Pierre Han dans les Lettres françaises du 12/04/2017

Quand Médée-Kali trouve place au Memorial Acte

News from Capital Critics Circle

Guest Critic: Scarlett Jesus

La pièce de Laurent Gaudé, « Médé-Kali » est, à l’évidence, d’actualité. La preuve en est qu’elle a été mise en scène presque simultanément, en février 2016, au Théâtre de la mer (Joliette Minoterie), à Marseille, ainsi que dans le 93, à Montreuil-sous-Bois. Montée par la Cie Kamma crée par Karine Pédurand, elle a été jouée en Guyane, début novembre, puis à L’Archipel de Basse-Terre, en Guadeloupe les 20 et 21 janvier 2017, avant d’être présentée au public martiniquais le 24 janvier, dans le cadre du Festival des Petites formes, à L’Atrium. La voici revenue en Guadeloupe, ce vendredi 27 janvier, mais dans un lieu hautement emblématique cette fois, le Mémorial Acte. Nul doute que la réception d’une telle pièce dans ce « Centre caribéen d’expressions et de mémoire de la traite et de l’esclavage », ne peut que se charger d’une coloration particulière. « Médée-Kali » peut-elle apporter une quelconque contribution à un vivre-ensemble harmonieux, permettant que s’opère, à travers l’horreur que suscite cette histoire tragique, la catharsis des sentiments de haine et de vengeance engendrés par l’histoire douloureuse de l’esclavage ?

« Je suis Médée-Kali… Je suis Médée-Kali… Je suis Médée-Kali… » martèle d’une voix forte, comme pour mieux graver ce nom dans nos mémoires, l’actrice Karine Pédurand qui incarne le personnage. Un personnage, celui de Médée, que Laurent Gaudé a voulu à son tour revisiter, après Euripide, Sénèque, Corneille… et la mise en scène qu’en proposa Jacques Lassalle à Avignon, en 2000, dans laquelle Isabelle Huppert incarnait une Médée très humaine. Comme l’indique le titre, l’auteur a cherché à opérer un raccourci entre deux figures mythiques dont l’une, Médée, nous vient de la Grèce antique, tandis que l’autre, Kali, est empruntée au panthéon hindou. Une pièce invitant peut-être le public à réfléchir à ce qui peut rapprocher des communautés différentes, plutôt que ce qui les divise… (more…)

8: Production addresses pressing issues and fears of today

News from Capital Critics Circle

Guest Critic: Yana Meerzon

Photo: David Ospina

On November 8, 2016, America elected its 45th President, Donald Trump, whose political forays, populist statements and neo-nationalist decrees, as well as Twitter type of communication, evoke the Russian poet –futurist Vladimir Mayakovsky’s manifesto “A Slap in the Face of Public Taste” (1917). By slapping  public taste, however, Mayakovsky aimed to change the role of arts in society, while Trump aims to change society itself. Trump’s aggressive and dangerous practices also bring into question  the role performing arts can play in resisting this type of political discourse and law-making.

Mani Soleymanlou, a Québécois artist of Iranian origin, and his company Orange Noyée, ask a similar question. With their new production 8 they inquire: what can theatre artists and intellectuals, socially and politically engaged individuals, do to resist the phantasmagoria of the Trump-lead era of history? What devices of political performance can make true social impact, in a  time when peoples’ political opinions and politics itself are formed over social media, through Twitter, Facebook and Instagram?

8, co-produced and presented by Orange Noyée, Place des Arts, Montreal, and National Arts Centre, French Theatre, Ottawa is an example of such a search. Soleymanlou has always been politically aware. Starting from his autobiographical show Un to his more recent work 5 à 7, he has continuously engaged with the questions of artist’s responsibility and social ethics, first through his work on immigration and now focusing on the perils of the world’s growing nationalism. (more…)

LE THÉÂTRE DU TRILLIUM PRÉSENTE « F**KING CARL »

News from Capital Critics Circle

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Pour deux soirs seulement, la création acclamée par la critique et le public F**KING CARL revient à La Nouvelle Scène Gilles Desjardins.

F**KING CARL
de Louis-Philippe Roy et Caroline Yergeau

une production du Théâtre du Trillium
du vendredi 3 février au samedi 4 février 2017 à 19 h 30
dans le Studio B [places limitées]
1 h 10 min.

Il y a eu une annonce sur Kijiji, une couple (de caisses) de bières, des Monster Trucks, des « festivaux » et un forain. Ça a donné un couple. Un couple mis devant une simple question : « Pourquoi pensez-vous être une bonne famille pour accueillir un enfant? ». F**k…

Ne ratez pas votre chance de voir « l’une des meilleures créations jouées sur les planches de l’Ontario français ces dernières années. » [revue Liaison #173]

Le Dire de Di : la naissance d’une petite créature mythique!

Reviewed by Alvina Ruprecht

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Photo: Céline Bonnier  dans Le Dire de Di.

Le Dire de Di : Mise en scène de Michel Ouellette, interprété par Céline Bonnier à la Nouvelle Scène, Ottawa

Dans un premier temps, les phares alignés au fond de la scène nous aveuglent alors qu’une voix douce annonce l’arrivée d’une petite tête blonde tout ébouriffée, la merveilleuse Céline Bonnier en « Di(ane) » un ado de 16 ans. Elle sort lentement de sa boîte noire comme un animal qu’on a enfin libéré. Les phares s’éteignent doucement, la jeune personne avance vers la salle, sort de l’ombre, s’approche du lutrin (il s’agit d’une lecture-spectacle) , regarde le public furtivement et commence son « dire » en hésitant.

Bonnier capte la délicate fragilité de cette petite. Timide, elle choisit ses mots, consulte peu son texte et peu à peu, sa voix s’affirme et le texte s’évapore. On est hypnotisé par les trois couloirs de lumière qui tranchent l’espace au-dessus de sa tête comme un crucifix luisant, signe du grand malheur, le supplice qui va bientôt s’abattre sur la jeune fille. Et Di, naïve et fraiche, gaie et amoureuse de la nature, celle qui appartient à « la race des incivilisés humains, », un être profondément ancré dans le miracle de la création, nous livre son secret : une belle histoire d’amour avec la terre!

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