Théâtre français

Stratford tackles Quebec dramatist’s take on The Aeneid — with mixed results

Reviewed by Jamie Portman

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Photo: David Hou. The Aeneid, adapted by Olivier Kermeid.

STRATFORD, Ont. — It’s the intimate moments that have the most profound  impact in The Stratford Festival’s production of Quebec playwright Olivier Kemeid’s The Aeneid .

We’re dealing with the refugee crisis here. So we have this scene where a  mother, in anguish over the loss of her own child,  spots an infant  among her fellow fugitives  and picks him up — refusing to relinquish him to his father, Aeneas, the central figure in this ambitious retelling of Virgil’s poem.

A sequence like this defines the terrible reality of the refugee experience. But ultimately it’s the way it moves from the universal to the particular that gives it such   tragic intimacy. As the grieving mother, Lanise Antoine Shelley is lacerating in her display of a ravaged soul. But then the intervention of the woman’s husband, portrayed with compelling power by Rodrigo Beilfuss, again pierces the heart: please, he asks Aeneas, allow this poor woman to pretend at least for a time that this is her own child she’s holding.

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Le théâtre du Trillium (“On verra”) inaugure la Nouvelle Scène: une beauté architecturale qui va rayonner sur toute la région de l’outaouais.

Reviewed by Alvina Ruprecht

Photo. Marianne Duval                                  

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On verra est une création de Philippe Landry (auteur) et d’Eric Perron (metteur-en-scène), des artistes francophones émergeants de la région.  Un spectacle composé de fragments, de bouts de dialogues, de rencontres momentanées, de réactions  apparemment spontanées, d’une foule d’éléments qui indiquent un voyeurisme gentil et le tout début d’une réflexion dramaturgique accompagnée d’un travail scénographique minimaliste.   Des tranches de vie  qui révèlent la banalité de la vie d’un jeune couple: leurs conflits, leurs désaccords, les tensions qui les animent, les passions qui les excitent.  À un moment donné il est question d’un enfant mais voilà encore un projet qu’il faudrait définir.

Les deux  comédiens, Gabrielle Lalonde et Maxime Lavoie, incarnent  cette rencontre comme il le faut, surtout Mme Lalonde, en passe de devenir une comédienne hautement intéressante.  On note un début de  réflexion du  metteur en scène sur la manière  la plus efficace d’occuper l’espace de jeu, en faisant intervenir des moments de chorégraphie qui sont encore plus puissants  que la parole de l’auteur.  Le tout continue jusqu’à ce que l’équipe ait compris qu’il fallait s’arrêter pour éviter l’ennui. Pour le reste, “on verra”. Voilà que le titre annonce la suite de cette aventure intime qui va certainement évoluer…..

On verra continue à la Nouvelle Scène jusqu’au samedi, le 12 mars  à 19h30.

Pour information, téléphoner à  613- 789-7643  et consulter le site de la Nouvelle Scène. http://nouvellescene.com/

Les Reines de Normand Chaurette: on retient surtout le merveilleux travail des comédiennes.

Reviewed by Alvina Ruprecht

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Un décor gris de désolation  balayé par un vent ronflant qui glace le sang… On entend la tempête qui fait rage, et des lambeaux de tissus, pendus sur un alignement de châssis peints, laissent deviner de fantomatiques créatures, rongées par le désir le plus viscéral du pouvoir. Les six figures féminines font leur apparition et nous projettent aussitôt dans un paysage mental inquiétant. Une création efficace, vu la difficulté du texte, et l’expérience limitée de ces jeunes actrices, inscrites au programme de formation  théâtrale à l’Université d’Ottawa.
Conçu par Normand Chaurette, dramaturge et romancier québécois, (le seul qui ait eu les honneurs de la Comédie-Française), cette pièce, collage d’extraits de Titus Andronicus, Henri VI, Richard II, et surtout Richard III de Shakespeare, regroupe des femmes qui ont joué un rôle important dans l’histoire anglaise, telle que l’a vue William Shakespeare.
L’auteur transforme cette  représentation historique en matière psychique, ce qui change évidemment la vision que l’on a de ces femmes à la scène,  alors qu’ici on ne voit jamais les hommes… Le roi Édouard IV se meurt, et les reines attendent la suite. Ici, elles font le tour de la scène dans une attente quasi-hystérique, déchirent  la syntaxe, et crachent leur rage, leur jalousie et leur désespoir, puisque leur avenir repose, malgré tout, entre les mains des hommes!

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La nuit des assassins: une création prometteuse de Ricardo Miranda

News from Capital Critics Circle

Roland Sabra, Madinin-art.

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La pièce « La nuit des assassins » écrite par José Triana à Cuba en 1964 a connu et connait encore un succès mondial plus particulièrement en Amérique du Sud et en Europe. De quoi s’agit-il ? Enfermés dans un grenier deux sœurs et un frère imaginent, miment, mettent en scène l’affirmation hégélienne bien connue selon laquelle« les enfants sont la mort des parents ». Prurit boutonneux, crise d’adolescence, révolte contre le Père ? Se contenter de cette lecture serait bien superficielle. Les frères Castro ne s’y sont pas trompés. Ils y ont vu un appel à la résistance à l’oppression et leur sens développé de la démocratie, comme chacun sait, a conduit au début des années 1980 José Triana à l’exil en France.

Il y a donc Lalo et ses deux sœurs, Beba et Cuca livrés à eux-mêmes, père et mère  absents, et qui vont donner libre cours à leurs fantasmes de meurtre, d’assassinat de leurs parents, noyés dans l’illusion régressive que la liberté consiste à se débarrasser de la loi fût-elle simplement dans sa formulation première, familiale. S’affranchissant de toute contrainte formelle ils incarneront tour à tour leur rôle, celui des parents, des voisins, des forces de l’ordre, de la justice jetant le spectateur dans un trouble volontaire. La déconstruction apparente du fil narratif qui en résulte est l’image de la déconstruction de l’ordre social produite par la disparition du principe d’autorité.

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PigeonsAffamés: à la biennale de Zones théâtrales.

Reviewed by Alvina Ruprecht

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Photo: Théâtre du  Trillium

PigeonsAffamés ..conçu par Anne Marie White, vocabulaire corporel et entrainement physique : Mylène Roi; une production du Théâtre du Trillium.

Dance /théâtre/chanson/mime/choréographie/mouvement/sonorité/lumières qui font tourner la tête et vibrer les pulsations vitales…Curieuse rencontre entre le laisser aller et la discipline parfaite, entre les rythmes d’une jeunesse confuse et effrénée- et la contrainte d’une foule de corps obéissants. l’espace ou Étienne Decroux, Brigitte Haentjens et une boite disco se rencontrent! Que dire de plus??

Présenté à la Biennale Zones théâtrales, à Ottawa. 18 -19 septembre, 2015.

Ouverture de la Saison de La Nouvelle Scène: Une Production de Montréal

News from Capital Critics Circle

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ET AU PIRE, ON SE MARIERA

d’après le roman de Sophie Bienvenu (Éditions La Mèche)
Une production d’ExLibris (Montréal), accueilli par le Théâtre la Catapulte
dans le cadre de la saison de La Nouvelle Scène

Du jeudi 1er au samedi 3 octobre à 19 h 30
Au Studio Léonard-Beaune de l’Université d’Ottawa (135 Séraphin Marion)
Mise en scène et adaptation : Nicolas Gendron * Interprétation : Kim Despatis
Scénographie, accessoires et costumes : Joëlle Harbec * Éclairages : Leticia Hamaoui
Environnement sonore : Joé Pelletier * Assistance à la mise en scène et régie : Mélanie Primeau

N.B. Au Studio Léonard –Beaune de l’Université d’Ottawa.

Zones théâtrales. :Festival biennal de théâtre francophone à Ottawa

News from Capital Critics Circle

 

Di 14 au 19 septembre, Ottawa.  Pour information:    http://zt2015.zonestheatrales.ca/

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Instantanes d’infini d’Annick Justin-Joseph au théâtre Aimé Césaire, . Festival de la Ville de Fort-de-France

News from Capital Critics Circle

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Ruddy Sylaire -Le Photographe et Audrey Pamphile

Photo: Marie-Claire DELBE-CILLA  clip_image002

INSTANTANES D’INFINI d’ Annick JUSTIN JOSEPH  : en création originale au 44° Festival de la Ville de Fort de France, Martinique Les 11 et 12 Juillet 2015 – 19H30 THEATRE AIME CESAIRE

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Needles and Opium by Robert Lepage: Magic and Malaise Meet in This Revival From 20 Years Past.

Reviewed by Alvina Ruprecht

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Photo. Courtesy of the NAC English Theatre.

The English language version of Needles and Opium, conceived and directed by Robert Lepage, starring Marc Labrèche and Wellesley Robertson III , was both enchanting and disappointing, as Lepage’s work can often be. This was the first time I have seen one of his performances in English and I think the switching of perspectives between three time frames, added  a dimension that dated the content of the play, especially the ironic interplay between English and French as the Americans show they cannot understand French and how that creates trouble for Robert, (Marc Labrèche), the writer who is doing voice overs of a film about Paris for an American Producer. That language irony corresponded to the state of mind of English/French relations 20 years ago, but that no longer has any importance. The language question is no longer creating anger, immigrants of all origins are the focus of current theatre about identity in Quebec (note the work by Mani Soleymanlou that has often come to the NAC). And no one cares who speaks with what accent. That appears in the sequences where the Americans are imposing difficult procedures for voice overs, causing trouble when Robert is working in the film studio . There you see that his dialogue, his content, the corporeal rhythm of the actor sometimes escape Lepage’s gaze and we are reminded that his work is at times “thin” and sometimes lacks substance .

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Villes: Collection particulière. A production of the Théâtre de la Pire Espèce : visual genius on the stage of Lasalle secondary public school.

Reviewed by Alvina Ruprecht

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Photo, Pire Espece, Olivier Ducas..le magicien!

La Nouvelle scène is  still a hole in the ground but it is on the way to being built, said Anne Marie White , playwright, director and artistic director of the Théâtre Trillium as she introduced le Théâtre de la Pire Espèce….For the moment , all the Franco-ontarian theatres are performing at the LaSalle School on Saint Patrick street.

This time, Trillium has us sitting with the artists/technicians on the stage, as Wajdi Mouawad loves to have us do..and we were close to the inventions and magic moments, the machines, the sound equipment, the props and everthing that Olivier  Ducas  brought to life during this highly original spectacle..

A most original production that creates a whole universe of imaginary spaces and forms, linked to the conscience of Olivier Ducas who has reimagined the world, and set it up using contemporary forms and images taken from film, from computer images, from graphic design, from web cams, from spy cameras, from animated film techniques; a great mass of textures, colours, styles that meet and melt and explode…as the narrator who wields the camera tells us the story of his collection of towns, their different temperments, their forms, the way their elements are integrated..it is theatre with no characters, no narrative, no psychological types, no action, no elements that come from novels…but this is PURE cinema—and abstraction as seen by Kandinsky_ pure form, pure colour, ..space, texture, sound, light the essence of modern art..quite a magnificent creation ..and we are the "flâneur " in his little collection of cities.  Baudrillard is in the wings, so is Baudelaire , watching, wondering, taking it easy, enjoying the surfaces, the graffiti, the sounds , the new urban space devoid of living creatures..DONT miss this…Le théâtre de la pire espèce is a marvellous bundle of youthful creative energy from Montréal,  that we hope to see again in Ottawa.

Anglophones and Francophones…will enjoy this…

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