June, 2017

Same Time Next Year: A delightful opener for this year’s festival

Reviewed by Iris Winston

Poster: Classic Theatre Festival, Perth

Same Time Next Year
By Bernard Slade
Classic Theatre Festival
Directed by Laurel Smith

Adultery has never been more respectable than it is in Same Time Next Year by Bernard Slade.

Written in 1975, the award-winning romantic comedy is as amusing and gently charming in 2017 as it was 42 years ago. Then, it was topical, as well as funny. Today, it is a period piece about social change, as well as being an appealing look at a relationship that begins as a one-night stand and evolves into an enduring connection. (more…)

Perth Festival delivers a solid revival of Same Time Next Year

Reviewed by Jamie Portman

Photo: Classic Theatre Festival, Perth

Bernard Slade’s endearing comedy-drama, Same Time Next Year, is now 42 years old — and yes it is a period piece. Yet, nothing seems dated about it, especially when it gets the kind of superior revival that has just opened at the Classic Theatre Festival in Perth.

It can’t be moved to the present. We must accept it on as own terms, as belonging to a particular passage of time — a quarter century of change and turbulence both in North American society and the wider world. It is a period inextricably linked to the lives of New Jersey accountant George and Oakland housewife Doris, both married with children,  who meet in a Northern California Inn in 1951, have a one-night fling that is totally out of character for both of them, but are nevertheless attracted sufficiently to each other that they agree to meet in the same place once a year. (more…)

4 heures du matin: une complicité émouvante entre acteur et metteur en scène

Reviewed by Alvina Ruprecht

Cette adaptation par Hassane Kouyaté,  du roman d’Ernest J. Gaines  (nommé aux Prix Pulitzer et Prix Nobel de littérature), est une  production de Tropiques Atrium ( Fort de France) oὺ Kouyaté dirige la scène nationale. Cette saison, deux créations de l’ Atrium  ont été intégrées à la programmation du Tarmac :  Le But de Roberto Carlos  (mise en scène et scénographie de Kouyaté ), une coproduction du Tarmac et de la Scène nationale de Martinique,  est une réflexion sur la migration recréée par un acteur, un chanteur et un musicien. Ensuite, Paris a reçu  Quatre heures du matin, adapté du roman de l’Américain Ernest Gaines et mis en scène par Kouyate.  Ce monologue est  une coproduction de la Scène nationale  et de la Cie  2 temps 3 mouvements.  Ruddy Syllaire, acteur d’origine haïtienne établi  depuis de nombreuses années en Martinique et qui a  interprété Othello à Montréal sous la direction de Denis Marleau, a eu le rôle du  jeune migrant, alors qu’un   acteur d’origine congolaise Abdon Fortuné Koumbha  a incarné  Lewis, le jeune noir  qui se débat contre le racisme américain dans le texte de Gaines.

Visiblement, Kouyaté est attiré par la direction minutieuse d’acteurs et  le résultat, du moins dans l’œuvre américaine, est une tentative de cerner les bouleversements les plus existentiels de la vie, entre un jeu néo réaliste et une expression corporelle gracieuse et légère qui frôle parfois la dance.  Cette contradiction apparente donne lieu à un monde fascinant qui nous rapproche des techniques du conteur,  privilégiées par le duo Kouyaté et Koumbha.  Déjà , passer d’un texte en prose destiné à  la lecture , à une œuvre dramaturgique destinée à la scène,   est  un défi  puisque le  lecteur isolé devant la page imprimée  qui a tout son temps pour réfléchir sur les idées et apprécier l’écriture,  n’a rien à voir avec le spectateur en salle devant un comédien dans l’espace, sous l’influence de différents   rythmes du corps,  de la manipulation des éclairages  ou d’une accumulation de sonorités  qui donnent  la chair de poule.

Dans le cas de  Quatre heures du matin, la  collaboration entre un metteur en scène  d’une grande sensibilité, et un acteur   transformé en conteur/narrateur,   plonge les deux artistes dans un texte composés  d’extraits  sélectionnés  du livre et réorganisés, sans la moindre tentative de transition entre les moments saisis pour la scène.   La pratique textuelle,  d’une grande pureté,  est mise en valeur  par l’espace de jeu  dépouillé  La présence de Kouyaté, auteur, est donc  très  discrète puisque sa création devient surtout  un  hommage à l’oralité,  la  mise en valeur du corps d’un performeur  énergique  qui a recours surtout aux pratiques  extralinguistiques du conteur, celui  qui a l’habitude de  montrer  ce qu’il  nomme, à la manière  d’Elie Pennont, celui qui nous a révélé ces techniques dans la représentation de son conte moderne Un ladja  de paroles  crée en Martinique en 1993.

Nous avons  l’impression que le metteur en scène s’est bien inspiré de la poétique corporelle de Pennont qui a dominé la scène martiniquaise lorsqu’il dirigeait le Théâtre de la Soif nouvelle  dans les années 1990, avant l’arrivée de son successeur,  Michelle Césaire.

Quatre heures du matin modernise le conte par son  portrait actuel d’une société américaine à travers des situations de pouvoir vécues par toutes ces voix issues d’un seul corps en scène.   Elles  se déroulent dans des contextes scéniques  à  la fois  sophistiqués  et impitoyables, baignés dans un jazzy blues qui rappelle au départ,  la sensualité douce de  Billie Holiday mais qui glisse rapidement  vers un dénouement déchiré par des   hurlements de douleur, évocation des souffrances de cet artiste iconique.  La puissance dramatique de la  musique et cette forme de chant interprétée par le groupe belge Dez Mona, suffisent  pour capter  le  bouleversement profond de toute une partie de la société américaine. 

Il y a eu surtout  Lewis qui avait attaqué un homme dans un bar. La mort est-elle accidentelle ou intentionnelle?  Rien n’est certain mais le jeune homme est amené  au poste oὺ il se  retrouve  devant deux policiers : TJ le boss, cynique et cruel,  et Paul le plus gentil  écrasé  par son supérieur. Lewis comprend vite qu’il est pris dans un  piège raciste dont il ne pourra plus sortir.     

Le télescopage du  passé et du  présent à la manière du conte nous projette dans un univers presque magique  lorsque le narrateur   explique  les événements  qui ont abouti  à son passage  au  poste de police et ensuite au pénitencier. Le voilà  rapidement dans un nouveau microcosme carcéral, peuplés de voix  désespérées, victimes de ce qui est  devenu un jeu insensé ou les noirs mise en captivité serve à justifier  la conscience des  blancs de leur propre existence. Il mime un certain  gros Mumford  Basile, métis  agressifs  et coléreux, un habitué du système judiciaire qui a  appris à naviguer entre les écueils séparant  les groupes de couleur.  Pris  dans ce va et vient sauvage et perpétuel, entre l’arrestation et la mise en  liberté, Mumford   a compris que sa survie dépend de ce jeu pervers , à la fois la raison d’être de cette société pourrie et la source d’une  poétique théâtrale qui  mène les personnages  vers l’abîme, parfois même en rigolant. 

Le texte  marqué par l’absence de  transitions temporelles et spatiales,  et par le passage rapide entre les voix parlantes, fournit un  refrain émouvant qui impose une forme de continuité étrange. Le regard rêveur   de l’emprisonné, porté vers le ciel à travers  l’unique fenêtre dans la cellule, revient comme un leitmotiv, l’aperçu fuyant d’une liberté tellement souhaitée mais certainement  impossible à atteindre.

Voilà  la merveilleuse calligraphie du corps  projeté  par la succession rapide de phrases courtes qui  font  tournoyer l’acteur dans une espace baignée d’un éclairage qui arrive, par moments, à transformer toute la salle.  L’instabilité du texte, de la musique et de l’éclairage, reflétés  par  le mouvement de l’acteur, deviennent les signes  d’une oralité vertigineuse  que ‘Abdon Fortuné Koumbha capte  avec une grande maîtrise. Un moment de théâtre très prenant!

Alvina  Ruprecht

Paris, 2017

Louis Riel: An Impressive Revival

Reviewed by Jane Baldwin

Photo: Sophie l’anson

Louis Riel, Canada’s leading opera composed by Harry Somers with the libretto written by Mavor Moore and Jacques Languirand, first produced in 1967 to commemorate the centennial has been revived for the country’s 150th anniversary of confederation. The 2017 production is a collaboration between the Canadian Opera Company in Toronto and the National Arts Centre in Ottawa. (more…)

Director Martha Henry delivers a thoughtful, compelling Twelfth Night at Stratford

Reviewed by Jamie Portman

Photo: Cylla von Tiedemann

STRATFORD, Ont. —  A pair of metallic trees dominate the Festival Theatre stage at the beginning of Twelfth Night. They suggest a world going sterile — a mood not really softened when Brent Carver’s muted Feste sings  to the rueful strains of composer Rena Jacobs’s music. And is there any emotion beyond languor when E.B. Smith’s Duke Orsino speaks those famous lines — “if music be the food of love play on?” (more…)

Recent 50th Anniversary production of louis Riel is a gift to Canadian opera. .

Reviewed by Alvina Ruprecht

1078 – Russell Braun as Louis Riel (centre) in a scene from the Canadian Opera Company’s new production of Louis Riel, 2017. Director Peter Hinton, set designer Michael Gianfrancesco, costume designer Gillian Gallow, lighting designer Bonnie Beecher, and choreographer Santee Smith. Photo: Michael Cooper

Louis Riel based on the work of composer of Harry Somers  and  the libretto by Mavor Moore, is directed by Peter Hinton, former director of the National Arts Centre.  It  opened at the NAC Thursday with the NAC Orchestra conducted by Alexander Shelley.   The audience was treated to an exciting reworking of this “music drama”, as Somers called it when it was first created at the O’Keefe Centre  in 1967. We now can witness a new 50th-anniversary production which   brings Canada into the global realm of contemporary performance, revising   19th Century preconceived notions of Opera. (more…)

THE NAC NAMES KEVIN LORING AS FIRST EVER ARTISTIC DIRECTOR OF INDIGENOUS THEATRE

News from Capital Critics Circle

Kevin Loring. Photo: Canadian Press.

June 15, 2015 – OTTAWA (Canada) –The National Arts Centre’s President and CEO, Peter Herrndorf announced today that Kevin Loring will be the first ever Artistic Director of Indigenous Theatre at the NAC, taking up his post on October 16, 2017.

 The first season of the Indigenous Theatre Department will co-incide with the NAC’s 50th Anniversary in the 2019-2020 season.

(more…)

OLT does itself proud with Norm Foster’s Old Love

Reviewed by Jamie Portman

Photo courtesy of Ottawa Little Theatre

Of course there’s comedy in Norm Foster’s 2008 play, Old Love, What else should we expect? After all it is a Norm Foster play. But there’s also wisdom and gentleness here — qualities that are abundantly present in Venetia Lawless’s thoughtful and beautifully modulated production for Ottawa Little Theatre.

It’a not quite right to suggest that Old Love is about a 30-year infatuation or even an obsession. Such words cheapen the emotions that the aging Bud has long nursed for Molly, the inaccessible — but, for him, mysteriously enchanting — wife of his boss. (more…)

Ottawa Fringe 2017 : Tim Motley as Dirk Darrow the mind-reading private dick.

Reviewed by Alvina Ruprecht

Here we are in the ambiance of the film noir, with the smooth, sexy, fast-talking Aussie full of himself in a charming sort of way.  With his 30-40’s style hat he suggests Humphrey Bogart or something out of a Dashiel Hammett story  but this fellow has a lot more class and a special talent: he is a slight of hand dick, a mind reader and a talented manipulator of each and every member of the audience. AS he solves each crime as though it were a magic show, we get more and more involved in the challenges he presents, always managing to divert our attention so that we dont see the ending before it hits us in the face. The climax:  a very funny game of musical chairs  where the participants, drawn at random from the audience, became the stars of the show because of their unexpected reactions that even threw Motley himself!  His high point!  he knows how to use the audence! Not  bad at all..but where did his Australian accent go???

Tricky Dirk Darrow the mind-reading detective plays in the Arts Court Theatre.

 

Patrick Langston reviews the Fringe on Arts File

News from Capital Critics Circle

 

Theatre review: Four more from the Ottawa Fringe Festival

In Rough Magic, Lindsay Bellaire as Ariel and Phillip Psutka as Caliban embody the limits and possibilities of humanity. Photo: Larry Carroll

The 2oth anniversary of the Ottawa Fringe Festival is now underway. Covering a massive undertaking like the Fringe requires some agility. ARTSFILE’s theatre writer Patrick Langston has covered as many bases as he could over the past few days offering his takes on up to a dozen shows in this year’s lineup. As Langston knows, you never know what you are going to find at the Fringe. Here is his take on four shows currently on view. They were seen on Sunday. For more information on all Fringe shows, times and places of performances and tickets, please see: ottawafringe.com

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