April, 2011

Lettres d’Amour à Staline de Juan Mayorga, à La Cartoucherie de Vincenne

Reviewed by Alvina Ruprecht

Une scène remplie de mobilier lourd nous accueille : des tables, des chaises, des divans, un lit et des bibliothèques vides alignés comme des sentinelles. Ces objets enferment voir étouffent l’homme penché sur sa table d’écriture en train de rédiger à un rythme frénétique. Des miroirs encastrés dans des placards renvoient à l’écrivain l’image de sa propre déchéance, tout en nourrissant sa panique et son besoin de sortir de cette exclusion qui est en train de tuer son âme d’artiste. Déjà le dispositif scénique construit avec beaucoup d’efficacité un lieu clos sombre qui incarne le monde intérieur d’un créateur frappé par l’interdiction de l’état stalinien et annonce la nature obsessionnelle d’un texte qui fouille impitoyablement la psyché d’un homme que l’état condamne à l’inexistence. (more…)

The Merchant of Venice:A Universalistic Approach That the Play Does Not Support in Spite of F. Murray Abraham’s moving, shrewd, controlled and powerful Shylock

Reviewed by Jane Baldwin

When Darko Tresnjak staged The Merchant of Venice, his intention was to generalize the antisemitic theme to include other marginalized peoples who suffer at the hands of the high-status in-group. He cast actors of color as the servants, Nerissa (Christen Simon Marabate) and Launcelot Gobbo (Jacob Ming-Trent).  Antonio (Tom Nellis), the only principal character who does not marry, is played as a homosexual, at least for the moment in Act IV when saved from death, he kisses Bassanio (Lucas Hall) full on the mouth. If seen as a homosexual in a homophobic society, his isolation makes more sense. But what of Bassanio’s reciprocal response?  More of that later.

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